Guérisseur de l'invisible
 

Récit complet de Magali Jenny

     Récit complet de la page 143 du livre de Magali Jenny  « Guérisseurs »  en Suisse romande

 

« Si les êtres humains arrivaient à se reconnecter pour ouvrir à nouveau ce canal d’énergie, ils auraient plus d’intuitions, voire de visions qui les guideraient sur le chemin de la guérison »

 

Quand on lui demande comment il se définit, il n’hésite pas à répondre « à part ». Daniel Dormond ne fait pas vraiment partie d’une des catégories de la médecine populaire, mais il a un don, c’est certain. Il se veut indépendant et marque cette différence en allant même parfois jusqu’à la provocation. Il n’en souffre pas, au contraire, c’est sa marque de fabrique. Il pense qu’il y a longtemps, les gens étaient connectés avec l’univers, mais qu’ils ont perdu ce contact naturel, en partie à cause des religions, trop humaines et organisées. Pour lui Dieu n’est pas un homme; l’Energie est composée des éléments père, mère et dieu et avec les guides, ils forment ce qu’il appelle l’Univers.

Daniel a plusieurs cordes à son arc pour aider les êtres à guérir, à se sentir mieux. Il utilise surtout les énergies pour des soins spirituels ou énergétiques. Pour qu'elles arrivent à lui, il fait appel à des aides, des guides spirituels, il ne peut pas les identifier, mais il sait qu’ils sont là quand il a besoin d’eux. Il doit les appeler, leur demander de l’aide, ils ne viennent pas automatiquement. Les guides aident pour le psyché, mais c’est le guérisseur qui fait le travail de transmission.

 

Daniel sent qu’il est là pour aider les êtres, « c’est la mission qui m’a été donnée. » Pour se connecter, il utilise la méditation pour que son activité cérébrale entre en ondes alpha, les ondes les plus proches de celles du sommeil. Il transmet ensuite cette énergie par les mains, sans même avoir besoin de toucher les gens. La distance n’est pas un problème puisqu’il est relié par la pensée qui véhicule l’énergie. Une condition est cependant nécessaire pour avoir des résultats ; il faut que l’autre soit prêt, qu’il souhaite vraiment découvrir la raison de sa souffrance. « La maladie est un mot qui veut dire : « le mal a dit ». Elle est le signe d’un déséquilibre et qu’il est temps de rétablir. Elle est le signe que quelque chose ne va pas et qu’il est temps de rétablir l’équilibre. L’être doit s’affirmer et s’accepter. Daniel s’interdit d’utiliser le mot « personne » pour désigner les gens. De même qu’il n’utilise pas le mot de patient (« qui attend quoi ? »), ni celui de client (trop lié à l’argent). Il les appelle des « receveurs » ou des « demandeurs ». Il a également en horreur l’expression « imposition des mains » parce que selon lui, on n’impose rien du tout. Tout le monde est libre. Il lui préfère l’expression « appliquer les mains ». Les mots lourds de sens et révélateurs de choses subtiles sont très importants pour lui.

 

Comment il en est arrivé là ? J’étais athée, cartésien et je ne croyais en rien. C’est un collègue de travail qui m'a présenté à un numérologue lequel m’a fait des révélations intéressantes. Il m’a parlé des âmes désincarnées qui au lieu d’aller vers l’au-delà restent bloquées dans ce monde. Dans une réunion chamanique, qui n’était pas due au hasard, j’ai vu pour la première fois une âme désincarnée pendant un rituel de libération. Et depuis cet instant je sais que « c’est mon job. »

 

Une autre spécialité de Daniel : « passeur d’âmes » (même s’il n’a pas utilisé ce mot). Il libère les gens des âmes qui s’accrochent à eux. C’est le premier élément  qu’il contrôle quand quelqu’un vient le voir. La plupart du temps, il peut en donner une description suffisamment précise pour que le receveur identifie l’âme en question.. Il demande de l’aide à ses guides qui viennent chercher cette âme pour l’emmener vers la lumière. Il ne « chasse » pas les esprits, il souhaite leur faire comprendre en douceur que ce monde n’est plus le leur.

 

La première fois qu’il a fait ce travail, il s’en souviendra toujours. Une femme est venue le voir ; elle refusait systématiquement d’aller se coucher. Il voit alors qu’elle est accompagnée de son mari, décédé. En pensée, il lui explique qu’il doit laisser sa femme. La dame en question s’en va, visiblement soulagée et quand il revient dans la pièce, il trouve le mari assis à son bureau. Il lui demande ce qu’il fait là et l’homme lui répond qu’il veut bien laisser sa femme, mais que maintenant il ne sait plus où il doit aller… « Heureusement que j’ai pu appeler les êtres de lumière à l’aide et qu’ils sont venus chercher le mari… Maintenant je les accompagne en pensée jusque tout en haut ! » dit-il en riant. Des exemples comme celui-ci, il en a des dizaines. Il a dû apprendre à se déconnecter quand il ne travaille pas, parce que s’il ne le faisait pas, il verrait des âmes partout et il sait que quand c’est trop fort on finit par se sentir très mal.

 

Il ne raconte pas à tous ceux qui viennent le voir ce qu’il a senti ou fait par peur de les effrayer. Il dit ce qu’il a à dire quand il sent que le receveur est prêt. Les problèmes quels qu’ils soient peuvent aussi venir de vies antérieures et le processus est parfois long, mais il y a toujours une explication à la douleur. Un des signes qu’une âme reste accrochée à quelqu’un, c’est quand on ressent des grands changements dans sa personnalité ou ses habitudes. Il faut alors se poser la question. Il le sait parce qu’il a lui-même été « accompagné » pendant une période.

 

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